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Le méta-modèle PDF Imprimer E-mail
Écrit par Administrator   
Mercredi, 11 Juin 2008 15:22

Le socle du méta-modèle

Les éléments constitutifs d’une organisation sont des acteurs et des relations, reliés par les associations contrôle et dépend.

Chaque relation est contrôlée par un unique acteur qui est le seul à pouvoir déplacer son état par l’intermédiaire de la méthode déplacer(). L’état d’une relation (ou « termes de l’échange ») caractérise le comportement de l’acteur qui maîtrise la ressource (ou « zone d’incertitude ») qui est en jeu dans cette relation. Le domaine de valeur de l’état d’une relation est donc l’espace de choix dont l’acteur contrôleur dispose. L’état d’une relation détermine, pour chacun des acteurs qui en dépend, sa « capacité d’action » pour atteindre ses objectifs, que nous appelons le solde. Ce solde est déterminé par l’application d’une fonction d’effet à l’état de la relation. D’autre part, en fonction des objectifs qui lui sont propres, chaque acteur place des enjeux sur certaine relations dont il dépend alors.

L’état d’une organisation étant défini comme la donnée de l’état de chacune de ses relations, une grandeur particulièrement significative est alors, pour chaque acteur, le cumul, sur l’ensemble des relations dont il dépend, d’une combinaison de son enjeu avec le solde qui lui est attribué. Nous l’appellerons la satisfaction d’un acteur. Obtenir un bon niveau de satisfaction peut être considéré comme un méta-objectif pour chaque acteur : disposer des moyens lui permettant de réaliser ses objectifs. Plus formellement, la satisfaction d’un acteur a quand l’organisation est dans un état e est égale à la somme sur l’ensemble des relations r des produits de l’enjeu que a place sur r par l’effet sur a de l’état de r.

Une autre grandeur très significative est la mesure dans laquelle un acteur contribue à la satisfaction d’un autre acteur, c’est-à-dire la quantité de capacité d’action qu’il lui prodigue. C’est ce qui nous semble le mieux exprimer la notion de pouvoir qui est au cœur de la sociologie de l’action organisée. Plus formellement, le pouvoir d’un acteur c sur un autre acteur b quand l’organisation est dans un état e est égal à la somme sur l’ensemble des relations r que contrôle c des produits de l’enjeu que b place sur r par l’effet sur b de l’état de r.

Les extensions 

L’utilisation de ce méta-modèle pour modéliser des cas d’école tels que ceux présentés dans (Bernoux, 1985) nous a conduit à le compléter.

Les contraintes sur l’espace de choix

L’acteur qui contrôle une relation ne peut pas pour autant attribuer n’importe quelle valeur à l’état de cette relation. Il doit respecter « les règles du jeu social ». Si nous définissons l’espace de choix de chaque relation comme un intervalle sur une échelle bi-polaire que nous fixons arbitrairement à [-1, 1], les extrémités -1 et +1 correspondant aux limites techniques de faisabilité et la valeur nulle au comportement « normal », nous représentons ces contraintes sociales par deux valeurs b_min et b_max (avec -1 <= b_min < b_max  <=1).

Les contraintes entre relations

Le cas du « monopole industriel » (Crozier, 1963, pp. 67-174 et 186-214), présente une relation qui porte sur « l’entretien des machines », maîtrisée par les « ouvriers d’entretien », et une autre relation qui porte sur « la production », maîtrisée par les « ouvriers de production ». La façon dont les ouvriers d’entretien s’occupent des machines détermine évidemment la marge de manœuvre des ouvriers de production : si les machines fonctionnent mal, les ouvriers de production peuvent difficilement produire. Cela conduit à introduire les contraintes qu’une relation peut exercer sur une autre en agissant sur son intervalle [b_min, b_max].

Les solidarités

Il peut exister entre certains acteurs des liens (familiaux, de condition sociale, etc.) ainsi que des convergences ou divergences d’intérêts explicitement reconnues. Il nous faut aussi pouvoir rendre compte des coalitions, acteurs abstraits au succès duquel les participants ont un certain intérêt. Cela nous a conduit à introduire la notion de solidarité entre acteurs. 

Le contrôle partagé

Pour étendre le pouvoir d’expression de ce modèle, nous avons défini le contrôle d’une relation comme pouvant être partagé entre plusieurs acteurs.

Mis à jour ( Dimanche, 08 Novembre 2009 19:07 )
 
 

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